«Femmes de réconfort» entre Corée et Japon: l’arbre qui cache la forêt en Asie

Publié le par daisuki

  Les médias français ne parlent pas encore du procès démarré pour l'enlèvement de la statue dans la ville de Glendale en Californie aux USA. J'ai l'impression que c'est parce que les journalistes français font leurs articles en copiant le journal Asahi. Ce dernier est le seul média japonais qui n'a pas encore parlé de ce mouvement au sujet des femmes de réconfort.

Voici un article sur les femmes de réconfort que j'ai trouvé aujourd’hui. Si quelqu'un peut le traduire en japonais, je lui en serais reconnaissant.

フランスのメディアはまだアメリカカリフォルニア州グレンデール市の像撤去の提訴を取り上げていません。もしかしたら仏記者は朝日新聞を写して記事を作っているのかと思ってしまいます。日本のメディアで朝日新聞だけが、この記事をまだ扱っていません。

今日(22022014)、わたしが見つけた慰安婦関連の記事は、これです。もしだれか日本語に訳せたらありがたいです。

 

  Cet article montre bien l'idée couramment admise en France que le Japon ne veut pas reconnaître ses torts pendant la colonisation et la seconde guerre mondiale. Le manque de message clair du Japon est là encore reproché au Japon, les avis contradictoires des différents gouvernements donnent plutôt un sentiment de culpabilité. Et comme le dit la conclusion, la Chine et la Corée sont sans doute les premiers heureux de ce manque de clarté.

この記事は、植民地期間と第二次世界大戦の過ちを認めたがらない日本という、フランスで一般的に受け入れられている解釈を良く表現しています。日本からの明確な意思表示の欠如が、日本が未だに非難されている理由です。日本の政府の間で相反する発言がされると、それは罪悪感からだという誤解を与えます。そして記事の結論で述べられているように、中国と韓国は、この(日本からの明確な意思表示)欠如の一番の享受者でしょう。Daisuki

 

Résumé 記事まとめ :

«Femmes de réconfort» entre Corée et Japon: l’arbre qui cache la forêt en Asie

L’analyse d’un historien français, Alain Delissen, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Journalistes Laurent Ribadeau Dumas Publié le 21/02/2014  FranceTVinfo

 

Les relations entre la Corée et le Japon restent conflictuelles soixante-dix ans après la fin de la colonisation japonaise qui a été très dure. Le problème des femmes de réconfort empoisonnent les relations entre les deux pays.

La Corée ne voulait pas officiellement parler de ce problème (après le traité de 1965), seuls des livres et des films en traitait.

Il a fallu attendre la fin des années 80, comme en Europe après la chute du mur de Berlin, pour qu'il réapparaisse. L'arrivée au Japon et en Corée de dirigeants de gauche a permis d'aborder ces problèmes. D'où les excuses tardives des dirigeants japonais à cette époque. L'état français a aussi attendu 1995 pour reconnaître son implication dans le génocide juif.

Cette affaire des femmes de réconfort fait partie du problème global de construction des nations en Asie orientale : la Chine veut récupérer Taiwan, le Japon est entravé depuis 1945 (pas d'armée), la Corée est divisée en deux. Ces trois pays veulent être des leaders sur la scène internationale.

Au Japon, c'est la cacophonie permanente, certains dirigeants on reconnu le problème, Abe est lui dans le révisionnisme. Tokyo manque de courage et de cohérence sur ces questions. Mais « les Coréens ont-ils d'ailleurs intérêt à ce que les Japonais aient une position claire? ».

韓国日本の<慰安婦問題>:東洋の森に隠された一本の木。 Alain Delissen歴史家による分析。

 韓国と日本の関係は、厳しい日本の植民地支配が終了して70年後も争いを残している。慰安婦問題は、二国間の関係を悪化させている。韓国はこの問題を1965年の条約後、小説や映画を除き、公式に語りたがることはなかった。

 この問題が再登場するまで、西欧にベルリンの壁崩壊があったように、80年代末まで待たねばならなかった。日本と韓国に左派政権が登場したおかげで、これらの問題が語られるようになったのである。日本の指導者たちの遅れてきた謝罪などがそうだ。フランス政府も、ユダヤ人絶滅に関与していたことを認めたのは1995年まで待たねばならなかった。

 この慰安婦事件は、東洋アジアにおける国の成立という全体的な問題の一部である。たとえば中国は台湾を取り戻したがっているし、日本は1945年から軍隊を持つのを妨げられており、韓国は国を二つに分けられてしまっている。この三国は国際舞台のリーダーになりたがっている。

 日本ではそれは永久的な不協和音であり、幾人かの指導者たちは、問題を認めていた。安倍は歴史修正主義に入っている。東京は、これらの質問に対する勇気と一貫性を欠いている。しかし「韓国人たちこそ、日本人が明確な立場を持つことで利益を得るのか?」fin

 

 

 

 


 


 

FranceTVinfo

«Femmes de réconfort» entre Corée et Japon: l’arbre qui cache la forêt en Asie

Par Laurent Ribadeau Dumas | Publié le 21/02/2014 


 

Soixante-dix ans après la Seconde guerre mondiale, les relations entre la Corée du Sud et le Japon restent conflictuelles. Elles sont notamment attisées par des questions «mémorielles», comme l’affaire des «femmes de réconfort». L’analyse d’un historien français, Alain Delissen, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

C’est en fait depuis plus d’un siècle que les deux pays entretiennent des relations conflictuelles. Entre 1910 et 1945, la péninsule coréenne a étécolonisée par l’Empire du soleil levant. Une colonisation très dure. C’est dans ce cadre que l’armée nippone a prostitué plusieurs centaines de milliers de jeunes Asiatiques, dont de très nombreuses Coréennes, pour le «réconfort» de ses soldats. Aujourd’hui encore, l’affaire continue à empoisonner les relations entre les deux pays.


Entouré de drapeaux de son pays, un militant nationaliste japonais manifeste le 12 août 2012 près de l'ambassade de Corée du Sud à Tokyo contre la visite officielle d'un dirigeant sud-coréen aux îles Dokdo (en coréen)-Takeshima (en japonais)


«On se situe là dans une dynamique de sortie de guerre. Jusqu’à la fin des années 80 en Corée, on ne voulait pas entendre parler de ce problème», analyse Alain Delissen. Officiellement, «la fin du conflit entre les deux pays est intervenue en 1965 avec la signature d’un traité de paix. Lequel a mis un terme à toutes les poursuites», poursuit-il. Le Japon a alors injecté chez son voisin des milliards de dollars. «A cette époque, la question des ‘‘femmes de réconfort’’ n’intéressait pas les élites mâles coréennes. Elle était présente à l’extérieur du débat public dans les œuvres d’art, cinéma et littérature notamment», observe le chercheur. Dans le même temps, en Europe, il y avait eu un traitement international des crimes nazis, notamment avec la tenue du tribunal de Nuremberg.

La situation a commencé à évoluer avec l’effondrement du mur de Berlin en 1989 et les vagues de 
démocratisation : on a alors commencé à parler ouvertement des traumatismes et des souffrances individuelles liées à la guerre. Dans le même temps, on a vu arriver au pouvoir, au Japon et en Corée du Sud, des équipes de gauche plus ouvertes à ces thématiques. D’où les déclarations d’excuses des dirigeants japonais de l’époque. Des déclarations tardives, diront certains. «Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’en France, il a fallu attendre 1995 pour que l’Etat, par la voix du président Jacques Chirac, reconnaisse officiellement l’implication du pays dans le génocide juif», souligne Alain Delissen.

Des citoyens sud-coréens manifestent contre la revendication de Tokyo sur les îles Dokdo-Takeshima, devant l'ambassade japonaise à Séoul le 2 août 2011. © Reuters - Jo Yong-Hak


Construction de l’Etat nation
Il faut dire que l’affaire des «femmes de réconfort» dépasse le cadre mémoriel. Elle s’inscrit dans le cadre des relations tumultueuses entre le Japon et la Corée. Celles-ci concernent ainsi également des questions territoriales, comme la souveraineté sur les îles de Tokdo (en coréen) - Takeshima (en japonais) en mer de Chine.
 
Pour Alain Delissen, «on se situe là dans le contexte de la construction de l’Etat nation en Asie orientale, commencée au XIXe mais toujours pas achevée aujourd’hui : l’idée qu’un Etat correspond à une nation». Aujourd’hui, ces questions nationales ne sont pas réglées. La Chine veut récupérer Taïwan. Après sa capitulation de 1945, le Japon a été entravé dans son développement : il lui était notamment interdit d’avoir une armée. De son côté, la Corée est restée divisée entre le nord et le sud de la péninsule. Conséquence : aujourd’hui, ces trois pays ont un projet national, mais aussi de puissance : ils aspirent à devenir des leaders puissants sur la scène mondiale». Ce qui aiguise les conflits… «En Europe, on a connu une telle situation qui s’est soldée par deux guerres mondiales au XXe siècle. Et en Asie, il y a eu l’expansion japonaise dans les années 30». Avec son cortège de morts, de destructions et de drames.

Au Japon, en la matière, c’est «la cacophonie permanente»«Certains dirigeants ont reconnu le problème. Mais le premier ministre actuel Shinzo Abe, lui, est dans le révisionnisme. Globalement, on peut dire qu’à Tokyo, on manque de cohérence et de courage sur ces questions», constate le représentant de l’EHESS. Et d’ajouter : «Les Coréens ont-ils d’ailleurs intérêt à ce que les Japonais aient une position claire?». En clair, la confusion et la passion entretenue autour de ce dossier cache bien d’autres choses.

 France Télévisions ©

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Sagorosan 23/02/2014 17:08

What's going on with Korea ? Very interesting blog in japanese about many problems :
http://ameblo.jp/fuuko-protector/

ねこ 27/02/2014 18:11

日本語で失礼します

What's going on with Korea ?

アバウトな質問なので、私はこの質問にどう答えたらよいものかと少し考えました。
そして、このブログが答えになるかなと。

『なぜ中韓は、いま、日本叩きか』
http://kukkuri.jpn.org/boyakikukkuri2/log/eid1526.html

あと、私がこちらに書き込んだものも参考になるのではないでしょうか。
http://daisukinipponfrance.over-blog.com/2014/02/le-poids-d-un-pardon-%E3%81%94%E3%82%81%E3%82%93%E3%81%AA%E3%81%95%E3%81%84%E3%81%AE%E9%87%8D%E3%81%BF.html

Jin 23/02/2014 15:06

Daisukiさんこんにちは。

仏語は全く解らないので、いつも英語に機械翻訳して読んでいます。
Au Japon,~cache bien d’autres choses.の部分が、最初「?」だったのですが、検索して、元記事?、
http://geopolis.francetvinfo.fr/femmes-de-reconfort-entre-coree-et-japon-larbre-qui-cache-la-foret-en-asie-29201
を読んで「あぁ」と納得しました。文章の順番を入れ替えましたね?
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前半、最後の部分の勝手な訳

Daisukiさんの書かれた通り、経緯、経過を書いた後、
「とは言うものの、Franceでは、Holocaustへの国家の関与を公式に認める、Jacques Chirac大統領の1995年の声明までなかった、ということを忘れてはならない。」とAlain Delissenは話す。

日本で問題なのは「永久的な不協和音」(何時までも続く論争)であり、「一部の指導者は(慰安婦)問題を認めてきたが、現首相の安倍晋三は修正主義であり、全体的に見て、東京(日本政府)はこれらの問題での、一貫性と勇気が欠如している、と言える。」とEHESSの代表は述べ、
「韓国国民も、日本の明確な態度が何なのかに関心がある。」と付加えた。
明かに、この(慰安婦)問題を取巻く混乱と感情が、(他の事)を上手く隠蔽している。

この(他の事)について、Construction de l’Etat nation以下 de destructions et de drames.
までに書かれていますね。
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読んだ感想は、
全体を見ることの出来る研究者にとっては、それこそ「従軍」慰安婦は居なかった的な論争には興味がないのは理解できるし、それが、遠い極東での話に対する欧米戦勝国の認識なんだなぁと思いました。

だから、北朝鮮問題や中国の覇権主義牽制のために、靖国問題を含めて、兎に角、韓国と「喧嘩するな」と言うのが米国のstanceだと思います。そんな中、先日、興味深いこの記事を見つけました。

【スクープ最前線】韓国「二股外交」に米で怒りの声が噴出 ケリー国務長官の忠告も無視され…
http://www.zakzak.co.jp/society/foreign/news/20140219/frn1402190723001-n1.htm
http://www.zakzak.co.jp/society/foreign/news/20140219/frn1402190723001-n2.htm
http://www.zakzak.co.jp/society/foreign/news/20140219/frn1402190723001-n3.htm

それを無視してでも、菅官房長官の答弁通り、河野談話の見直しに繫がる、元慰安婦証言の再検証を、
【内外の研究者も参加させて】始めるとしたら、海外はどんな反応をするか楽しみです。
もし「これ以上引きずらない為に決着を付けろ」、と言い出す国があれば、反発する韓国は完全に浮く-。

これはDaisukiさんが書いた、「国際司法裁判所へ単独ででも提訴すべき」、と同じ効果が期待できます。

Jin 23/02/2014 15:46

書き忘れました。「揚げ足取り」的な突っ込みをするつもではないですが、
「~Takeshima (en japonais) en mer de Chine.」としているのを見て、また、
騒いだのに、AngoulêmeがFranceの何処にある都市なのか知る日本人は少ないので、
「あぁ~やっぱり遠い国なんだな」、と納得して、少し残念に思いました。

千手観音 23/02/2014 01:37

紙の朝日新聞は見ていませんが、Net News の朝日新聞デジタルが「グレンデール慰安婦像撤去提訴」を2月21日に報道しています。


http://www.asahi.com/articles/ASG2P4QQTG2PUHBI00T.html
米の慰安婦像、撤去求め提訴 在米日本人ら
2014年2月21日20時48分

米ロサンゼルス近郊グレンデール市に昨夏設置された従軍慰安婦の像をめぐり、米在住の日本人らでつくる団体が20日、同市を相手取り、像の撤去を求める訴訟をカリフォルニア州の連邦地裁に起こした。原告側は「市が像設置を通して外交上の問題に関与し、米連邦政府の外交権を侵害したのは違憲だ」と主張している。

 訴えたのは、日本人や、米市民権をもつ日本生まれの住民らでつくるNPO「歴史の真実を求める世界連合会(GAHT)」。訴状によると、原告側は、グレンデール市が像の設置により、慰安婦という政治的に微妙かつ議論のある問題について、日本政府と異なる立場をとったと主張。その結果、米政府が持つ外交権を侵害したことは違憲だとしたうえで、米国の外交政策を混乱させる可能性が高く、像は撤去されなければならない、としている。

 在米韓国系団体は同様の像を全米の自治体で設置しようと活動を強めており、訴訟はこれに歯止めをかける狙いがある。ロサンゼルスでこの日記者会見したGAHT代表で南カリフォルニア大学元教授の目良浩一氏(80)は「韓国系団体は政治的に動いており、日本政府も何らかのことをした方がいい」と述べた。(ロサンゼルス=藤えりか)

     ◇

 米グレンデール市に設置された従軍慰安婦の像の撤去を求め、米国に住む日本人らでつくる団体が市を相手取り、提訴したことについて、菅義偉官房長官は21日の記者会見で「記念碑が設置されたことは極めて残念だ。おそらく現地の邦人の方も、日本政府と同じような思いで提訴に踏み切ったのだろう」と評価した。